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PHILIPPINES: Malgré un jugement de la cour suprême et une décision de l’Organisation internationale du Travail (OIT) en faveur des travailleurs/euses, l’entreprise Toyota Motor Philippines Corporation continue d’ignorer les droits fondamentaux des travailleurs/euses dans son usine.
L’association des travailleurs/euses de Toyota Motor Philippines Corporation (TMPCWA) a tout d’abord cherché à obtenir, en février 1999, son homologation comme organe chargé de la négociation dans l’usine, démarche à laquelle l’entreprise s’est opposée vigoureusement. Homologuée en octobre 2000, la TMPCWA a présenté une proposition de négociation collective à la direction de l’entreprise.
L’entreprise a encore fait appel à l’homologation du syndicat, et le gouvernement a demandé de procéder à une audition des parties sur cette question. Consternés par la tournure prise par les évènements, les travailleurs/euses ont décidé d’organiser une protestation pacifique pendant l’audition.
En réponse à cette décision, l’entreprise a licencié 227 responsables et membres du syndicat, et mis à pied 64 membres pour 30 jours pour avoir pris part au rassemblement pacifique. Néanmoins, le gouvernement a une fois de plus confirmé l’homologation de la TMPCWA comme organe chargé de négocier collectivement.
Le syndicat a alors décidé de faire grève en mars 2001 pour exiger la réintégration des travailleurs/euses. Les grévistes ont été en définitive dispersés violemment par la police et les gardes chargés de la sécurité, et la commission gouvernementale chargée des relations de travail a intercédé pour servir de médiateur dans le conflit, et finalement pour statuer en faveur de l’entreprise.
La TMPCWA a présenté alors une plainte à l’OIT, qui a déclaré en novembre 2003 que l’entreprise avait dérogé aux droits des travailleurs/euses relatifs à la liberté syndicale et à la négociation collective. La cour suprême des Philippines a également rendu un jugement en faveur du syndicat.
En dépit de ces deux verdicts, l’entreprise ne veut pas reconnaître le syndicat, ne réintégrera pas les travailleurs licenciés pour leurs activités syndicales et refuse de négocier une convention collective.
La FIOM soutient sans réserves les efforts entrepris par la TMPCWA pour obtenir la reconnaissance par Toyota de ses droits syndicaux fondamentaux, et elle s’affirme consternée par la position antisyndicale adoptée par l’entreprise.
La FIOM consulte ses affiliés au Japon pour trouver une solution satisfaisante pour le syndicat et pour les travailleurs/euses aux Philippines.
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