LE PRIX À PAYER
Aucun droit à un emploi sûr et pas de droits dans le travail.
Des milliards d'êtres humains dans le monde n'ont jamais eu la possibilité d'avoir un emploi stable et sûr. Au contraire, ils n'ont que peu de droits et sont peu respectés.
L'emploi précaire est un phénomène épidémique, où les employeurs font supporter par les travailleurs les risques de l'entreprise. Beaucoup de gens n'ont d'autre choix que d'accepter des contrats à court terme. D'autres sont considérés comme travaillant à leur compte - de faux entrepreneurs indépendants, mais qui dépendent en réalité d'un employeur. Certains occupent des emplois occasionnels ou travaillent à la journée, en espérant chaque jour de trouver du travail.
C'est le travail précaire: aucun droit à un emploi sûr et pas de droits dans le travail.
Pour les personnes parvenant tout juste à subsister, le travail précaire peut fournir une source de revenus, en particulier pour les femmes qui, autrement, ne pourraient échapper à la pauvreté. La situation économique du pays, la communauté et la famille, leur laissent peu ou pas d'autre choix.
La mondialisation de l'investissement et du commerce a apporté des emplois dans des pays qui en avaient cruellement besoin. Mais au lieu d'apporter des emplois réguliers de manière plus équitable dans le monde, cela a eu comme effet de nuire à l'emploi permanent à temps plein, quand il y en avait.
Le travail précaire est un problème qui se rencontre sur tous les continents. Il porte atteinte aux salaires et aux conditions de travail, et menace de diviser les travailleurs/euses. Il fut un temps considéré comme normal qu'en contrepartie de ses bénéfices, une entreprise offre à son personnel un peu de sécurité, permettant ainsi à l'économie locale de prendre racine. Maintenant, les entreprises prennent des risques sur le dos des salariés, sans leur faire profiter des avantages.
Déplacer la production d'un endroit à l'autre, toujours à la recherche de la main-d'œuvre la moins chère, ne permet pas d'avoir une économie stable et un développement social.
C'est pourquoi les règles suivantes doivent s'appliquer:
Mettre fin au développement massif du travail précaire
Lorsque le travail précaire existe, les salaires et les conditions doivent être les mêmes que pour les travailleurs réguliers
Avoir recours à l'embauche directe et décourager l'embauche indirecte
Limiter l'emploi à court terme à des cas de nécessité absolue
Le travail précaire nous concerne tous.
QUI COURT DES RISQUES?
Pour neuf syndicats sur dix affiliés à la FIOM, le travail précaire a augmenté durant les cinq années qui ont précédé 2006.
Les jeunes, les femmes et les personnes peu qualifiées ou sans qualification sont les plus touchés, suivis de près par les migrants et les travailleurs âgés.
Deux personnes sur trois disent que l'emploi précaire l'est de plus en plus - au lieu d'embaucher directement du personnel temporaire, les employeurs ont recours à des agences de placement ou à des intermédiaires.
Près de la moitié des syndicats affiliés à la FIOM disent qu'entre 20 et 50 pour cent des emplois dans leur secteur sont désormais précaires.
Les industries électrique et électronique sont les plus touchées, suivies par les industries de l'automobile, de l'acier, des métaux non-ferreux et de l'ingénierie mécanique.
Parmi les syndicats affiliés à la FIOM, le contrat de travail temporaire à la place d'un emploi permanent est la forme la plus courante d'emploi précaire.Jul 16, 2008 – Cherisse Fredricks
Source: Enquête de la FIOM sur l’évolution des pratiques de l’emploi et le travail précaire, 2006 www.imfmetal.org/precariousworksurvey
| << précédente | contenu | suivante>> |
